Deuil et Résilience, retrouver le chemin…

Les Séances Individuelles sont proposées par Marie Ghisalberti, Thérapeute du Deuil, Titulaire du Diplôme Universitaire "Deuil et travail du Deuil" à l'Université Paris-Sud/ Espace Ethique Ile de France.

… Certains le font avec naturel après une année, 6 mois, 2 ans, pour d’autres ce chemin est difficile car le chagrin reste vécu comme sans réparation possible.

Le deuil est une traversée au long cours qui demande à faire face à de multiples  chocs émotionnels.  Au long de cette traversée, on peut se sentir fragilisé, démuni, incompris, découragé, incapable de continuer, seul et ne trouvant pas d’orientation possible.

Vais-je pouvoir surmonter cette épreuve? Ou trouver l’énergie? Comment avoir la force de faire face aux difficultés conséquentes à ce deuil? Comment retrouver l’envie ? Comment recontacter la confiance nécessaire pour entamer une nouvelle vie? Ou retrouver l’étincelle de vie, d’envie, de désir? Comment développer la capacité de trouver des solutions? Suis-je capable d’aimer encore? » Telles sont quelques unes des questions que l’endeuillé se pose. Chacune de ces questions reste aussi sans réponse durant la première phase du deuil, car l’énergie émotionnelle est tournée vers le chagrin, le manque, la tristesse, la culpabilité… comment faire appel à des capacités de  résilience en étant pris par ces états de profonde tristesse et ces questions ?… L’accompagnant du deuil sait évaluer les étapes et respecte  l’endeuillé qui n’est pas  encore en capacité de diriger sa vie vers la résilience. Le temps du deuil est spécifique à chaque personne, chaque deuil, chaque histoire.

Grâce aux travaux de la psychologie dans le domaine du deuil et de la résilience, les scientifiques ont vérifié maintenant qu’on peut retrouver les qualités résilientes en acceptant d’être aidé et guidé.

La perte d’un proche, d’une amie, d’un compagnon de vie, d’un enfant, la perte quelle qu’elle soit, se révèle être une expérience émotionnellement traumatisante pour la plupart des endeuillés. Elle entre dans la liste tragique des événements  qui affectent profondément le mouvement de vie de chaque être humain.  La perte impose des bouleversements au niveau personnel et au niveau social, bouleversements pour lesquels, chacun aura à faire face, avec plus ou moins de difficultés selon son tempérament, ses moyens, sa famille et son entourage, sa précarité aussi bien que ses ressources psychologiques  personnelles.

Le mot résilience, d’origine anglaise, signifie rebond, capacité à rebondir. C’est une qualité qui, dans le terme américain « resiliency » employé en physique, désigne la capacité d’un objet tordu à reprendre sa forme initiale. Par extension, les psychologues John Bowlby et Boris Cyrulnik, ont emprunté le terme résilience pour désigner la capacité, pour un être humain, à rebondir après un traumatisme, à retrouver une dynamique constructive dans leur vie.

L’étude de la résilience chez l’être humain ne s’attache pas uniquement aux enfants ni aux traumatismes de l’enfance, mais aussi, aux parcours des adultes face à des situations stressantes qui provoquent de la souffrance. Le deuil fait partie des situations qui laissent certaines personnes démunies pour reconstruire leur vie après la perte.

Les personnes endeuillées qui recherchent de l’aide, trouveront un appui dans une démarche thérapeutique qui inclut  en priorité, l’écoute de leur chagrin, de la souffrance personnelle qu’elles vivent ou ont vécu depuis la maladie et la perte d’un être cher. Cette écoute se conçoit dans une empathie inconditionnelle. Ensuite, quand elles se sentiront prêtes, elles peuvent demander à être accompagnées pour reprendre leur chemin de vie.

Trouver le chemin de la résilience, c’est  quitter le désarroi du deuil, pour retrouver, pas à pas,  la capacité à prendre soin de soi. C’est pouvoir contacter le désir et tourner son regard vers la vie, en ayant dans son coeur, accosté enfin sur une île plus paisible.

Trouver une consolation paraît impossible, il reste à apprendre à  apprivoiser en douceur….chacun à sa manière… c’est sensiblement voguer et évoluer vers soi et vers les autres…  voguer à nouveau sur le mouvement de la vie…regarder l’enfant, la beauté, la nature, et projeter à nouveau, autrement… poursuivre la vie avec ce que l’absent nous a laissé. En mémoire, en hommage, continuer à vivre en portant en son coeur….